De l’idéal de la coparentalité aux modalités pratiques : quels écueils ?

De l’idéal de la coparentalité aux modalités pratiques : quels écueils ?

Cet article a pour première finalité de déconstruire, d’un point de vue sociohistorique, les principes qui semblent être devenus des évidences lorsqu’il est question de parents en conflit : l’intérêt de l’enfant, la coparentalité, l’égalité parentale, ou encore des slogans tels que « le parental survit au conjugal ». Sa deuxième finalité est de montrer en quoi ces principes sont avant tout des idéaux promus comme des modes de pensée (tels l’égalité parentale) – si pas comme des idéologies – en vue de soutenir la résolution de conflits parentaux, plus que des modalités systématiquement applicables aux situations concrètes (telles l’hébergement égalitaire). Sa troisième et dernière finalité consiste à illustrer par quelques exemples des situations concrètes pour lesquelles ce qui précède pose question, particulièrement quand les représentations individuelles, imprégnées des histoires singulières, sont exacerbées par la situation de crise.

One Response to “De l’idéal de la coparentalité aux modalités pratiques : quels écueils ?”

  1. Brucher Ariane dit:
    mars 30th, 2010 at 20:51   edit

    Très intéressant!! Je retiens entre autre les éléments du haut de la page 16 (les représentations des parents)
    p24 (conséquences sur les enfants du conflit non résolu par un divorce rapide)… : c’est très bien, mais les conflits peuvent rester non résolus longtemps, surtout si personne ne soutient ces parents. Donc je prône pour une médiation obligatoire dès que le couple parle de divorce. (Moi, j’aurais bien aimé avoir cela pour mieux mettre à jour les difficultés que je rencontrais avec le papa)
    p31 (Si la situation ne convient pas à un parent, ne pas la lui imposer) : mouais… C’est peut-être parce qu’il n’est pas capable de coopérer, d’ouverture d’esprit… et donc il ne possède peut-être pas toutes les qualités de base pour être un bon parent, et encore moins dans un cadre de divorce…. Donc je prône plus pour un modèle forcé égalitaire…. et si l’autre souhaite partir à l’étranger….ou un peu loin, l’hébergement égalitaire n’est pas possible, alors il doit probablement en assumer les conséquences et non l’inverse!!
    Dans le cas où un parent ne souhaite pas une large part de l’hébergement…à voir….
    Tout cela est bien complexe. Mais c’est lorsqu’il y a des dérappages que cela fait problème.
    En tout cas, derrière une décision de justice, on peut, à l’amiable, faire ce qui convient aux parents. Une loi est pour finir faite pour ceux qui ne s’entendent pas!
    L’idée est tout de même de rassurer sur la qualité plutôt que la quantité de présence du parent auprès de l’enfant.

    Merci Olivier, j’ai vraiment bien aimé l’article et il met bien les idées en place pour ouvrir des débats!! Le ton est calme, c’est chouette!!
    P.S. Ca va mieux avec une explication pour trouver l’accès à l’article… je ne suis pas très “pro” en informatique!!!
    A bientôt
    Ariane
    La justice, dans un dossier ouvert, devrait se montrer beaucoup plus accessible, comme on prendrait un rendez-vous chez un soignant!!

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